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L'alimentation au Moyen Âge
Les documents sur la gastronomie du haut Moyen Âge sont très rares. Ce n'est qu'à partir du Xllle siècle, avec la diffusion grandissante de l'écrit, que l'on transcrit sur le parchemin ce qui s'échangeait oralement. D'anciens manuscrits culinaires datant de 1300, oeuvre des cuisiniers professionnels attachés à de grandes maisons princières ou ecclésiastiques, ne témoignent que d'une cuisine aristocratique. Les comptes d'approvisionnements fournissent aussi des détails intéressants mais succincts mais ils concernent la même catégorie sociale. Quant aux images illustrant les repas ou banquets, il est difficile d'identifier avec certitude les mets présentés.
La viande,
Au Moyen Âge, certains aliments ne se consomment pas et ce, en dehors des prohibitions religieuses. Sur une liste composée à Bruges, on trouve : les loups, renards et putois, éléphants, chats, singes, ânes et chiens, ainsi que les aigles, éperviers, faucons et autres oiseaux de proie et même les légendaires griffons. Tous les aliments consommables n'ont pas la même valeur, certains se rapportant à des comportements barbares, d'autres jugés trop rustiques pour figurer à la table des grands.
Selon la saison,
Dans l'alimentation des paysans (neuf dixièmes de la population), les céréales semblent dominer. Elles sont préparées le plus souvent sous forme de pain ou en bouillies pour l'avoine par exemple. La ration journalière en temps normal, hors des famines et disettes, peut aller jusqu'à un kilo de pain par personne, ce qui procure l'essentiel des calories mais conduit à des déséquilibres nutritionnels.
Tour d'horizon non exhaustif, dû à l'érudition de Tina Couybes
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