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Le port d'Aupec
La culture de la vigne, la pêche et le voiturage par eau ont été, sans aucun doute, et pendant longtemps, les seuls moyens légitimes d'existence pour les habitants d'Aupec. Il en est un autre, cependant, qui, à la fin du Moyen Âge, va procurer au village quelque notoriété : son port. Au début du second millénaire, la Seine de Paris à Aupec est sous contrôle de deux seigneurs d'importance. Depuis le pont de la Cité à Paris jusqu'au Ruisseau de Sèvres, avec jouissance de la largeur d'une perche sur chaque rive, le fleuve est dans la dépendance de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Par dévolution de Charles le Chauve, en 869, l'abbaye de Saint-Denis exerce le contrôle du ruisseau de Sèvres jusqu'à Aupec, à une borne dite "Taneuse" en amont du village. De plus, la corporation des "Marchands de l'eau de Paris", formée en association appelée hanse, dispose d'un droit sur toute marchandise transportée par voie fluviale entre Aupec et Paris. En aval, d'Aupec à l'embouchure du fleuve, c'est "l'eau du Roy" : les marchandises sont transportées librement même si cette liberté est relative.
Favorisé par ce privilège, Aupec s'est constitué
Là, on peut entreposer, manutentionner, transborder les marchandises à destination de Normandie ou de Bourgogne ou en provenance de ces provinces pour alimenter la capitale. De nombreux marchands, pour éviter les frais de transport fluvial entre Aupec et Paris, vont débarquer leurs marchandises dans notre port et les acheminer par charroi jusqu'à Paris.
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