Pendant vingt ans, les taux des impôts locaux votés par le Conseil municipal du Pecq sont restés totalement stables, n'enregistrant qu'une augmentation de 4,8 % en 2008. Aujourd'hui, malgré la baisse des dotations de l'État et d'autres revenus extérieurs (droits de mutation et subventions par exemple), l'équipe municipale entend poursuivre des efforts indispensables pour le développement de notre ville et pour répondre aux demandes des familles alpicoises. Ainsi, la reconstruction de deux écoles (maternelle et primaire) Normandie-Niemen est devenue une priorité.
Ce vaste chantier, conduit dans le respect des normes environnementales, permettra aussi la création d'une salle de quartier très attendue par les habitants des Vignes-Benettes. À l'aube du nouveau mandat de l'équipe menée par Alain Gournac, les Alpicois ont réclamé la mise en place de services supplémentaires comme l'ouverture d'une halte-garderie et la création d'une ligne de transport pour une meilleure desserte de nos quartiers.
Ces deux demandes sont exaucées depuis le 1 er septembre avec l'inauguration de la halte-garderie "Les Moussaillons" et le lancement de la navette La Futaie. Les parents d'élèves ont souhaité aussi l'allongement du temps péri-scolaire dans les écoles élémentaires. Enfin la municipalité a pour mission de continuer à embellir notre ville, notamment par d'importants travaux de voirie ou par la poursuite de l'enfouissement des réseaux, et à entretenir son patrimoine.
Comme annoncé dans notre numéro 303 de mars dernier consacré au budget 2009, le Conseil municipal a donc décidé de recourir à l'emprunt et de relever ses taux pour financer l'ensemble de ces opérations. Une hausse des taux nécessaire mais raisonnable Il a voté le 11 février un taux de 11,40 % pour la taxe sur le foncier bâti 2009, soit une hausse de 33,65 % par rapport à 2008 (taux de la taxe "foncier bâti" en 2008 : 8,53 %), auquel s'ajoute la révision nationale des bases votée lors de la Loi de Finances, de 2,5 %. La taxe d'habitation passe quant à elle de 10,42 % à 11,95 %. Pour en limiter l'impact dès 2010, un abattement supplémentaire de 10 % a été voté en faveur des familles les plus modestes.
Malgré cette nécessaire revalorisation, qui permet aussi à notre ville de participer à l'élan de relance de notre économie nationale, les taux pratiqués au Pecq restent parmi les plus bas des Yvelines pour les communes de taille équivalente. Certes, les Alpicois sont appelés à un effort financier mais cela se traduit par des services supplémentaires et par des réalisations tournées uniquement vers la qualité et le confort de vie de tous les habitants.
(1) Appelés jusqu'à une époque récente "«les quatre vieilles", les impôts locaux de base sont constitués des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties, de la taxe d'habitation et de la taxe professionnelle.
Le Pecq en Scène n° 308 - OCTOBRE 2009.